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Comparatif hébergeurs HDS 2026 : prix, OVHcloud vs AWS vs Scaleway vs Azure

Antoine Auffray

13/02/2026 · Mis à jour le 14/10/2026

Vous devez héberger des données de santé en France et vous cherchez le bon prestataire certifié HDS. Le choix est moins simple qu'il n'y paraît : entre les acteurs cloud majeurs, les hébergeurs souverains et les spécialistes santé, les différences de prix, de services et de périmètre sont réelles.

Ce comparatif part de notre expérience terrain. On a déployé des applications e-santé sur plusieurs de ces infrastructures. Pour cette mise à jour, les périmètres de certification ont été relus le 9 octobre 2026 sur la liste officielle de l'Agence du numérique en santé (ANS), et les prix sur les grilles publiques de chaque fournisseur.

L'essentiel en cinq points

  • Le HDS n'est presque jamais une ligne de prix. Chez OVHcloud et Scaleway, il passe par un niveau de support obligatoire, facturé au minimum 250 € HT par mois. Chez AWS, Azure et Google Cloud, les services certifiés sont au prix du catalogue.
  • Budget de départ réaliste : 300 à 350 € HT par mois chez un hébergeur français pour un MVP, support compris. Une petite production tourne autour de 500 à 650 € HT.
  • AWS et Azure sont certifiés sur les six activités, Google Cloud sur cinq, Scaleway et Outscale sur quatre. L'ancienne idée « les hyperscalers s'arrêtent à l'infrastructure » ne tient plus.
  • Trois services santé managés ne sont pas là où on les attend : Azure API for FHIR est retiré depuis le 30 septembre 2026, AWS HealthLake n'existe pas en région Paris, et l'API Cloud Healthcare de Google non plus.
  • Le certificat de l'hébergeur ne couvre pas votre application. Il se lit activité par activité, et produit par produit.

Rappel : qu'est-ce que la certification HDS ?

La certification HDS (Hébergeur de Données de Santé) est obligatoire en France pour tout prestataire qui héberge des données de santé à caractère personnel pour le compte d'un tiers. Elle est délivrée par un organisme certificateur accrédité, sur la base d'un référentiel publié par l'ANS, et couvre 6 activités :

  1. Mise à disposition de sites physiques (datacenters)
  2. Infrastructure matérielle
  3. Infrastructure virtuelle
  4. Plateforme d'hébergement d'applications (PaaS)
  5. Administration et exploitation (infogérance)
  6. Sauvegarde externalisée

Pour une startup qui déploie une application dans le cloud, les activités 1 à 4 sont celles que doit couvrir votre hébergeur. Les activités 5 et 6 entrent en jeu dès que quelqu'un d'autre que vous exploite la production ou sauvegarde les données. Pour le cadre réglementaire complet, consultez notre guide HDS pour startups.

Le référentiel v2, le décret de mars 2026 et la v2.1 qui arrive

Le référentiel HDS a été révisé par l'arrêté du 26 avril 2024, et la bascule est faite : depuis le 16 mai 2026, un certificat délivré sous l'ancien référentiel de 2018 ne permet plus d'héberger des données de santé. Sur la liste de l'ANS, les 416 hébergeurs certifiés le sont tous en version 2.0.

Cette version supprime la distinction entre « hébergeur d'infrastructure physique » et « hébergeur infogéreur » : le périmètre se lit activité par activité sur le certificat. Elle impose aussi la localisation des données dans l'Espace économique européen (EEE), ce qui pèse directement sur la configuration de vos déploiements cloud.

Le décret n° 2026-209 du 24 mars 2026 a inscrit cette obligation de stockage dans le code de la santé publique et enrichi le contenu obligatoire du contrat d'hébergement. Ses dispositions différées de six mois s'appliquent depuis fin septembre 2026. Le détail et la checklist de vérification sont dans notre article HDS en 2026 : référentiel v2, décret du 24 mars.

Dernière étape en date : l'ANS a annoncé le 13 juillet 2026 une version 2.1 du référentiel, prévue pour octobre 2026 et applicable trois mois après sa publication. Elle ne rebat pas les cartes entre hébergeurs. Elle oblige les contrats, y compris ceux déjà signés, à dire noir sur blanc si l'hébergeur est soumis à une législation extra-européenne, et elle rappelle qu'un accès distant compte comme un transfert de données.


Prix d'un hébergement HDS en 2026

C'est la première question qu'on nous pose, et celle à laquelle les pages commerciales répondent le moins.

Le HDS se paie rarement à la ligne

Aucun des six clouds comparés ici ne vend « un serveur HDS » avec son propre tarif. La certification s'applique à des produits du catalogue, et ce qui change est le contrat, parfois le niveau de support.

Hébergeur Comment le HDS est facturé Condition contractuelle
OVHcloud Support Business obligatoire : 10 % de la facture mensuelle, minimum 250 € HT/mois (ou Enterprise : 30 %, minimum 5 000 € HT) Conditions particulières santé à accepter
Scaleway Support Business obligatoire : 250 € HT/mois ou 10 % des dépenses, le plus élevé des deux (ou Enterprise : 990 € HT ou 20 %) Contrat HDS signé avec l'équipe commerciale
AWS Aucune ligne HDS dans les tarifs publics Addendum HDS, certificat téléchargeable dans AWS Artifact
Microsoft Azure Aucune ligne HDS dans les tarifs publics Conditions spécifiques à signer via votre contact licences
Google Cloud Aucune ligne HDS dans les tarifs publics Addendum HDS via le contact commercial
Outscale Grille publique par région, sans ligne HDS Non précisée publiquement

Le support OVHcloud est lié au compte : il s'applique à l'ensemble des services, donc un seul minimum de 250 € couvre tous vos projets hébergés sur ce compte.

Combien coûte un serveur HDS, concrètement

Prenons la brique de base d'une application web : une machine virtuelle de 4 vCPU et 16 Go de mémoire, à la demande, hors stockage et trafic sortant. Prix publics relevés le 9 octobre 2026 :

Hébergeur Instance Prix affiché Par mois
OVHcloud b3-16 0,1023 € HT/h environ 75 € HT
Scaleway BASIC2-A4C-16G à POP2-4C-16G (Paris) 0,0689 à 0,147 € HT/h environ 50 à 107 € HT
Microsoft Azure D4s v5 (France Central) 0,1971 €/h environ 144 €
AWS m6i.xlarge (Paris) 0,224 $/h environ 164 $
Google Cloud n2-standard-4 (Paris) 0,2253 $/h environ 164 $

Les processeurs et les garanties de performance ne sont pas équivalents d'un fournisseur à l'autre, ni d'une gamme à l'autre chez Scaleway. L'ordre de grandeur est pourtant net : à machine comparable, le calcul coûte moins cher chez un hébergeur français que chez un hyperscaler, jusqu'à deux fois moins.

Ajoutez maintenant le support obligatoire. Une seule instance de ce type revient à environ 325 € HT par mois chez OVHcloud et 300 à 357 € chez Scaleway, dont 250 € de support. La même machine seule, chez un hyperscaler, sort autour de 145 € par mois (164 $ chez AWS et Google Cloud), hors plan de support.

Trois budgets types chez un hébergeur français, support compris (nos estimations, construites sur ces prix publics) :

Stade Infrastructure Budget mensuel HT
MVP 1 instance 2 vCPU / 8 Go, stockage 300 à 350 €
Petite production 2 instances 4 vCPU / 16 Go, base de données, répartiteur de charge, stockage 500 à 650 €
Croissance Au-delà de 2 500 € d'infrastructure infrastructure + 10 %

Le surcoût HDS n'est pas un pourcentage fixe

On lit souvent que le HDS coûte « 20 à 50 % de plus » qu'un hébergement classique. Chez les deux principaux hébergeurs français, le mécanisme est différent : les instances cloud restent au prix du catalogue, et le surcoût est le support imposé.

Sur 100 € d'infrastructure, 250 € de support multiplient la facture par 3,5. Sur 500 €, le surcoût est de 50 %. Sur 1 000 €, de 25 %. À partir de 2 500 € par mois, il se stabilise à 10 %. Le « 20 à 50 % » correspond donc à une facture de 500 à 1 250 € par mois.

Deux autres postes s'ajoutent à cela, et ils dépendent de votre architecture plus que de l'hébergeur : les services managés absents du périmètre certifié, qu'il faut alors opérer soi-même, et le temps de mise en conformité de votre côté.


Comparatif des hébergeurs cloud certifiés HDS

Vue d'ensemble

Hébergeur Activités certifiées (v2.0) Hébergement HDS en France Capital SecNumCloud
OVHcloud 1 à 6 Gravelines, Roubaix, Strasbourg Français Qualifié sur trois offres spécifiques, pas sur le Public Cloud standard
Scaleway 1 à 4 Région Paris, France uniquement Français (groupe iliad) En cours de qualification
AWS 1 à 6 Paris (eu-west-3) Américain Non
Microsoft Azure 1 à 6 France Central (Paris) Américain Non
Google Cloud 1 à 5 Paris (europe-west9) Américain Non
Outscale (Dassault Systèmes) 1 à 4 Île-de-France Français Qualifié (IaaS)

Les activités sont celles de la liste officielle des hébergeurs certifiés publiée par l'ANS, lue le 9 octobre 2026.

⚠️ Ce périmètre vaut pour l'entité certifiée, pas pour chacun de ses produits. Un hébergeur certifié sur les six activités peut n'en couvrir que trois ou cinq sur un service donné. C'est le document « présentation des garanties », lié depuis la liste de l'ANS, qui donne le détail par produit. Notre checklist HDS 2026 liste les pièces à demander.


OVHcloud

Le choix souverain le plus accessible.

OVHcloud est l'hébergeur HDS français le plus utilisé par les startups e-santé early-stage. Ses instances sont parmi les moins chères du comparatif, le certificat couvre les six activités, et l'activation se fait sur un projet Public Cloud existant.

Points forts :

  • Certificat HDS v2.0 sur les six activités, offres regroupées sous le nom OVH Healthcare
  • Périmètre large : instances Public Cloud, serveurs dédiés, cloud privé hébergé, Kubernetes managé, bases de données managées, stockage objet, bloc et fichier
  • Datacenters en France (Gravelines, Roubaix, Strasbourg)
  • Capital français, pas de soumission au Cloud Act américain
  • Trois offres qualifiées SecNumCloud pour les projets qui l'exigent

Points d'attention :

  • Le support Business est obligatoire, soit 250 € HT par mois au minimum
  • Le périmètre varie par produit. D'après le tableau des garanties publié par OVHcloud, les instances Public Cloud sont couvertes pour les activités 1, 2, 3, 4 et 6, sans l'activité 5. Sur les bases relationnelles managées, OVHcloud tient les activités 1 à 3 et son sous-traitant Aiven les activités 4 à 6. Ce tableau date de février 2025 : demandez la version à jour.
  • Les VPS ne figurent pas dans ce tableau
  • La console est moins aboutie que celles d'AWS ou d'Azure, et le catalogue de services managés plus court
  • Quelques incidents de fiabilité historiques (incendie de Strasbourg en 2021, avec des mesures renforcées depuis)

Pour qui : startups en lancement ou en croissance qui veulent un hébergeur français sans casser le budget, avec une équipe technique à l'aise sur une infrastructure moins abstraite que celle des hyperscalers.


Scaleway

L'alternative française à l'expérience développeur soignée.

Scaleway (groupe iliad) se positionne comme le cloud français moderne, avec une console et une documentation proches des standards AWS.

Points forts :

  • Interface et documentation technique soignées
  • Kubernetes managé (Kapsule) dans le périmètre HDS
  • Serveurs dédiés (Dedibox, Elastic Metal) également couverts
  • Capital français, données HDS hébergées en France uniquement

Points d'attention :

  • Certificat limité aux activités 1 à 4
  • Les bases de données managées ne sont pas dans le périmètre HDS. Huit produits y figurent : instances CPU et GPU, Block Storage, Object Storage, Dedibox, Elastic Metal, VPC, Kapsule et Load Balancer. Votre PostgreSQL devra donc tourner sur une instance que vous administrez.
  • Support Business obligatoire (250 € HT par mois ou 10 % des dépenses) et contrat HDS à signer avec l'équipe commerciale : pas d'activation en libre-service, et un avenant par produit ajouté
  • Sur les serveurs Dedibox, un coût par serveur s'ajoute pour le HDS, et son montant n'est pas publié
  • Le minimum de support est le même que chez OVHcloud : sur une petite infrastructure, l'écart de facture entre les deux se joue à quelques dizaines d'euros par mois

Pour qui : équipes techniques qui veulent un cloud français avec une bonne expérience développeur et qui acceptent d'opérer elles-mêmes leur base de données. Bon choix pour les projets déjà sur Kubernetes.


AWS (Paris)

Le standard de l'industrie, avec les précautions qui s'imposent.

AWS a obtenu sa certification HDS v2 le 21 avril 2026, sur les six activités. Le stockage des données de santé (activités 1, 2 et 6) est limité à six régions européennes, dont Paris.

Points forts :

  • Catalogue de services le plus riche du marché
  • Périmètre HDS aligné sur celui de la certification ISO 27001 d'AWS, donc très large
  • Certificat téléchargeable dans AWS Artifact
  • Services managés pour presque tout (RDS, ECS, Lambda, SQS)
  • Maturité, documentation et communauté

Points d'attention :

  • Souveraineté : AWS est une entreprise américaine, soumise au Cloud Act. Les données sont physiquement en France, mais certains établissements publics refusent AWS pour cette raison.
  • Configuration EEE à votre charge : rien n'empêche par défaut de créer une ressource hors d'Europe. Restreignez vos déploiements aux régions autorisées avec des Service Control Policies.
  • AWS HealthLake n'est pas disponible à Paris. Le service FHIR managé d'AWS existe en Irlande, seule région de l'EEE où il est proposé.
  • Coût : à la demande, le calcul est environ deux fois plus cher qu'une instance OVHcloud comparable, et une base PostgreSQL managée de 4 vCPU démarre à 0,412 $ de l'heure à Paris, soit environ 300 $ par mois sans réplication
  • AWS European Sovereign Cloud, ouvert en janvier 2026 en Allemagne, n'est pas encore dans le périmètre HDS

Pour qui : équipes déjà familières avec AWS, projets à fort besoin d'élasticité ou de services managés avancés. À éviter si la souveraineté est un critère dur pour vos clients (hôpitaux publics notamment).

Configuration HDS recommandée :

  1. Activer AWS Organizations avec des SCP pour restreindre les régions
  2. Récupérer le certificat HDS dans AWS Artifact et vérifier que l'addendum HDS s'applique à votre contrat
  3. Utiliser AWS Config pour auditer la conformité en continu
  4. Chiffrer toutes les données au repos avec KMS (clés gérées par vous)

Microsoft Azure

Le choix des grands établissements hospitaliers.

Azure a une forte présence dans le secteur hospitalier français, en partie grâce à l'intégration avec l'écosystème Microsoft (Microsoft 365, Teams, Active Directory) que beaucoup d'établissements utilisent déjà.

Points forts :

  • Certificat HDS v2.0 sur les six activités, couvrant les services Azure certifiés ISO 27001 dans 14 régions européennes
  • Forte présence dans le secteur hospitalier public
  • Service FHIR managé disponible en France Central, au sein d'Azure Health Data Services
  • Intégration native avec l'écosystème Microsoft

Points d'attention :

  • Azure API for FHIR est retiré depuis le 30 septembre 2026. Si une documentation ou un prestataire vous le propose encore, c'est le service FHIR d'Azure Health Data Services qu'il faut viser.
  • En France Central, seul le service FHIR est proposé : le service DICOM d'Azure Health Data Services n'y est pas
  • France South (Marseille) est une région à accès restreint, pensée pour la reprise d'activité, pas pour y installer votre production
  • Même problématique de souveraineté qu'AWS (Cloud Act)
  • Les conditions HDS se signent avec votre contact licences Microsoft avant d'héberger la première donnée de santé

Pour qui : projets destinés à des établissements déjà dans l'écosystème Microsoft. Si votre solution doit s'intégrer à l'Active Directory d'un hôpital, Azure simplifie les choses. Le service FHIR managé est un vrai avantage si vous travaillez avec FHIR.

À suivre : Bleu, le cloud de Capgemini et Orange bâti sur la technologie Microsoft, est certifié HDS v2 sur les six activités depuis août 2026. Sa qualification SecNumCloud est en cours.


Google Cloud (Paris)

Le choix data et IA, avec un piège sur les API santé.

La région Paris de Google Cloud (europe-west9) est ouverte depuis juin 2022. Le certificat HDS v2.0 couvre les activités 1 à 5. La sauvegarde externalisée (activité 6) est hors périmètre.

Points forts :

  • BigQuery pour l'analyse de données de santé à grande échelle
  • Vertex AI dans la liste des services certifiés
  • Kubernetes Engine (GKE) très mature
  • Certificat et présentation des garanties en téléchargement public, sans portail

Points d'attention :

  • L'API Cloud Healthcare (FHIR, HL7v2, DICOM) n'est pas disponible en région Paris. Elle est bien dans le périmètre HDS, mais il faut la déployer dans une autre région européenne, par exemple Francfort ou les Pays-Bas.
  • Le périmètre n'est pas calqué sur l'ISO 27001 : le certificat donne une liste nominative de services pour les activités 1 à 5, et une seconde, plus large, pour les activités 3 à 5 seulement
  • Moins de références santé en France que les concurrents
  • Souveraineté : même problème Cloud Act

Pour qui : projets avec une composante data ou IA forte (biostatistique, imagerie médicale, analyse de cohortes). Si votre application est surtout transactionnelle (gestion de patients, télémédecine), les avantages par rapport à AWS ou Azure sont limités.

À suivre : S3NS, le cloud de Thales adossé à la technologie Google, est qualifié SecNumCloud depuis décembre 2025 et figure sur la liste HDS de l'ANS pour les activités 1 à 5.


Outscale (Dassault Systèmes)

Le cloud SecNumCloud historique.

Outscale combine un certificat HDS v2.0 (activités 1 à 4, valable jusqu'en août 2029) et une qualification SecNumCloud de l'ANSSI sur son offre IaaS.

Points forts :

  • HDS et SecNumCloud sur la même offre d'infrastructure
  • Capital français, datacenters en Île-de-France
  • Grille tarifaire publique, sans ligne HDS
  • Adapté aux marchés publics sensibles

Points d'attention :

  • Ce n'est plus le seul acteur à cumuler HDS et SecNumCloud : OVHcloud, Cloud Temple, NumSpot, Cegedim.cloud, Orange Business et S3NS le font aussi sur certaines offres
  • La région SecNumCloud est facturée plus cher que la région standard : 0,041 € contre 0,034 € de l'heure par vCore, soit environ 20 % de plus
  • Catalogue de services limité par rapport à AWS ou Azure
  • API compatible AWS, avec des différences qui demandent un temps d'adaptation

Pour qui : projets financés par l'État, marchés publics qui exigent SecNumCloud, applications traitant des données de santé particulièrement sensibles (biobanques, génomique).


OVHcloud vs Scaleway, OVHcloud vs AWS : les deux duels

OVHcloud vs Scaleway

Les deux sont français et imposent le même minimum de support. La différence se joue ailleurs.

Critère OVHcloud Scaleway
Activités certifiées 1 à 6 1 à 4
Base de données managée en périmètre HDS Oui, avec un sous-traitant pour les activités 4 à 6 Non
Kubernetes managé en périmètre HDS Oui Oui (Kapsule)
Instance 4 vCPU / 16 Go environ 75 € HT/mois environ 50 à 107 € HT/mois selon la gamme
Activation du HDS Sur le projet, conditions à accepter Contrat signé avec un commercial
Offre SecNumCloud Oui, sur trois offres spécifiques En cours de qualification

Prenez Scaleway si votre équipe vit dans Kubernetes et apprécie sa console. Prenez OVHcloud si vous voulez une base managée, un périmètre plus large ou une activation sans passer par un commercial.

OVHcloud vs AWS

AWS gagne sur la richesse du catalogue et l'outillage, OVHcloud sur le prix du calcul et la nationalité du capital. Ce sont vos futurs clients qui tranchent : si vous vendez à des hôpitaux publics ou à des collectivités, un hébergeur américain peut vous fermer un appel d'offres. Si vous vendez à des cliniques privées, des mutuelles ou des patients, le sujet pèse moins, et le temps gagné sur les services managés d'AWS peut valoir l'écart de prix.


Serveur dédié, cloud, PaaS : quelle forme d'hébergement HDS choisir ?

« Serveur HDS » désigne un serveur exploité dans le périmètre d'un certificat, sous un contrat d'hébergement conforme. La même instance, chez le même fournisseur, est ou n'est pas HDS selon le contrat signé et le produit choisi.

Forme Ce que vous gérez Exemples certifiés
Serveur dédié Tout le système, de l'OS à l'application OVHcloud (serveurs dédiés), Scaleway (Dedibox, Elastic Metal)
Cloud public (IaaS) Les machines virtuelles et ce qui tourne dessus OVHcloud, Scaleway, AWS, Azure, Google Cloud, Outscale
PaaS Votre code uniquement Clever Cloud, Scalingo
Hébergement infogéré Rien côté infrastructure Claranet, Cegedim.cloud, Docaposte

Le VPS d'entrée de gamme à quelques euros par mois ne figure pas dans les périmètres HDS publiés par OVHcloud et Scaleway. Le plus petit ticket réaliste reste une petite instance cloud accompagnée du support obligatoire.

Le PaaS est la forme la plus confortable pour une équipe sans profil ops : vous poussez votre code, la plateforme gère le reste. Clever Cloud et Scalingo sont tous deux certifiés sur les six activités. Chez Clever Cloud, l'hébergement HDS passe par un contrat spécifique dont le prix n'est pas public.


Hébergeurs spécialisés santé et autres acteurs certifiés

Au-delà des six clouds comparés, la liste de l'ANS compte de nombreux acteurs. Voici ceux qu'une startup e-santé croise le plus souvent, avec leurs activités certifiées :

Hébergeur Activités (v2.0) Type d'offre Pour qui
Claranet 1 à 6 Hébergement infogéré, sur des infrastructures tierces Startups qui veulent déléguer l'exploitation
Clever Cloud 1 à 6 PaaS Petites équipes, déploiement simple
Scalingo 1 à 6 PaaS Petites équipes, déploiement simple
Cegedim.cloud 1 à 6 Cloud santé, offre SecNumCloud Éditeurs de logiciels médicaux
Atos France 1 à 6 Hébergement hospitalier Gros projets, marchés publics
Docaposte 1 à 6 Hébergement et services de confiance Établissements, éditeurs de SIH
Orange Business 1 à 6 Cloud et infogérance, offre SecNumCloud Grands comptes, secteur public
Cloud Temple 2 à 6 Cloud de confiance SecNumCloud Marchés publics, données sensibles
NumSpot 1 à 4 Cloud souverain SecNumCloud Secteur public

Maincare, que l'on voit encore cité dans des comparatifs, n'apparaît plus sur la liste : l'activité est aujourd'hui portée par Docaposte Santé, et son offre d'hébergement accueille les logiciels de l'éditeur pour les établissements, pas des applications tierces.

OVHcloud, AWS et Azure affichent eux aussi six activités. Ces spécialistes se distinguent autrement : ils exploitent votre application. Le certificat d'un cloud couvre l'administration de ses propres services. Si un prestataire non certifié déploie, surveille et dépanne votre production en accédant aux données de santé, il exerce une activité du référentiel que le certificat de l'hébergeur ne couvre pas. Un infogérant certifié comme Claranet règle ce point, au prix d'un devis sur mesure. La question de savoir qui doit être certifié est traitée dans notre article sur le HDS en 2026.


Vérifier un hébergeur sur la liste officielle de l'ANS

La liste des hébergeurs certifiés est un tableau en ligne, filtrable par lettre. Au 9 octobre 2026, elle recense 416 hébergeurs, tous en version 2.0, dont 181 certifiés sur les six activités. Chaque ligne donne trois informations : la dénomination de l'entité, les activités couvertes avec la version du référentiel, et l'organisme certificateur accompagné d'un lien vers la présentation des garanties.

Quatre vérifications à faire avant de signer :

  1. L'entité exacte. Un groupe peut avoir plusieurs lignes aux périmètres différents. Cegedim.cloud est certifié sur les activités 1 à 6, Cegedim Santé sur les activités 1 à 5.
  2. Les activités. Un opérateur de datacenter n'est souvent certifié que sur l'activité 1 ou les activités 1 et 2 : c'est le cas d'Equinix, de Data4 ou de Telehouse. Un « datacenter certifié HDS » ne suffit donc pas à héberger une application. Il faut que quelqu'un couvre aussi les couches du dessus.
  3. La présentation des garanties. Elle indique, produit par produit, les activités réellement couvertes, les sous-traitants et les accès possibles depuis un pays hors EEE. On y découvre parfois qu'un service managé est opéré par un tiers, ou qu'une équipe d'exploitation se trouve hors de l'Union européenne.
  4. Le certificat lui-même, avec ses dates de validité et la liste des sites. Demandez-le : un logo sur une page commerciale ne prouve rien.

Notre recommandation par profil

Startup early-stage (MVP, moins de 10 000 utilisateurs)

OVHcloud Public Cloud ou Scaleway. Comptez 300 à 350 € HT par mois, support compris. Si vous êtes sur Kubernetes, Scaleway Kapsule fait très bien le travail. Si personne dans l'équipe ne veut gérer de serveurs, regardez un PaaS certifié (Clever Cloud, Scalingo) avant de recruter un profil ops.

Startup en croissance (10 000 à 100 000 utilisateurs)

AWS Paris ou OVHcloud avec ses services managés. À ce stade, vous avez besoin d'une base de données managée, de files d'attente, de monitoring et d'élasticité. Si la souveraineté compte pour vos clients, restez chez OVHcloud. Sinon, AWS offre plus de souplesse.

Projet hospitalier public ou marché public

OVHcloud ou, si SecNumCloud est exigé, Outscale, Cloud Temple, NumSpot ou une offre qualifiée d'OVHcloud. Les établissements publics sont de plus en plus attentifs à la nationalité de l'hébergeur, qui peut devenir un critère d'exclusion dans un appel d'offres.

Projet avec forte composante data ou IA

Google Cloud ou AWS. Les services managés de data et d'IA (BigQuery, Vertex AI, SageMaker) accélèrent réellement les projets de biostatistique, d'imagerie médicale ou d'aide au diagnostic. Vérifiez d'abord la disponibilité régionale de chaque service dont vous dépendez.


Les coûts cachés à anticiper

Le prix de l'infrastructure n'est que la partie visible.

La bande passante : les cloud providers facturent le trafic sortant. Si votre application échange beaucoup de données (imagerie, vidéo de téléconsultation), ce poste peut surprendre.

Les services managés : une base PostgreSQL managée coûte nettement plus que la même base installée sur une instance. Chez AWS à Paris, la version répliquée sur deux zones double le prix, à 0,824 $ de l'heure pour 4 vCPU. Le surcoût se justifie (sauvegardes automatiques, bascule, maintenance), mais il se budgète.

Les services hors périmètre : quand un service managé n'est pas couvert par le certificat, vous l'opérez vous-même. Ce temps d'exploitation ne figure sur aucune facture d'hébergeur.

L'audit et la conformité : si vous gérez vous-même l'exploitation, vous devrez documenter vos procédures, former vos équipes et répondre aux questionnaires de sécurité de vos clients.

Pour une estimation plus globale du budget d'une application e-santé (infrastructure, développement, conformité), consultez notre article sur les coûts d'une application e-santé.


Et si vous voulez y faire tourner un modèle d'IA ?

Le choix de l'hébergeur ne règle pas la question de l'IA, parce que les services d'IA d'un fournisseur ne sont pas automatiquement dans le périmètre de son certificat HDS. Le contraste est net d'un acteur à l'autre.

Chez Scaleway, les instances CPU et GPU sont dans la liste des produits certifiés, mais les Generative APIs (Serverless et Dedicated Deployment, l'ancien Managed Inference) n'y figurent pas. Chez OVHcloud, les Public Cloud Instances sont certifiées ; la liste publique n'emploie que des libellés génériques et ne nomme aucun produit de la gamme AI (AI Endpoints, AI Deploy, AI Training, AI Notebooks), mais OVHcloud écrit dans sa roadmap publique qu'AI Endpoints est certifié : faites-le confirmer par écrit. À l'inverse, AWS indique que son périmètre HDS suit son périmètre ISO 27001, dans lequel Amazon Bedrock figure, hors Bedrock Marketplace.

Conséquence pratique : chez les acteurs français, l'architecture qui se lit sans ambiguïté dans les listes publiques est le modèle à poids ouverts déployé sur vos propres instances GPU. Pour une API d'IA managée, demandez l'annexe de périmètre du certificat. Ce n'est pas un choix idéologique, c'est le périmètre du certificat.

Nous traitons le sujet en détail, avec les trois architectures possibles et les pièges contractuels, dans notre article IA générative et données de santé : où faire tourner le modèle.


Questions fréquentes

Combien coûte un hébergement HDS ?

Chez un hébergeur français, comptez 300 à 350 € HT par mois pour un MVP et 500 à 650 € HT pour une petite production, support compris. Le plancher vient du support Business, obligatoire chez OVHcloud comme chez Scaleway et facturé au minimum 250 € HT par mois. Chez AWS, Azure et Google Cloud, les services certifiés sont au prix du catalogue, sans ligne HDS.

Quel est l'hébergeur HDS le moins cher ?

OVHcloud et Scaleway se tiennent, loin devant les hyperscalers sur le prix du calcul : l'instance 4 vCPU / 16 Go est affichée environ 75 € HT par mois chez OVHcloud et de 50 à 107 € chez Scaleway selon la gamme, contre environ 164 $ chez AWS à Paris. Sur une toute petite infrastructure, le minimum de support de 250 € pèse plus lourd que le prix des machines, et un hyperscaler peut afficher une facture plus basse, hors plan de support.

OVHcloud est-il certifié HDS ?

Oui. OVH Groupe figure sur la liste de l'ANS pour les six activités, en version 2.0. Le périmètre varie selon les produits, et l'hébergement de données de santé suppose un support Business ou Enterprise ainsi que l'acceptation de conditions contractuelles spécifiques.

Peut-on héberger des données de santé chez AWS, Azure ou Google Cloud ?

Oui. AWS et Microsoft sont certifiés HDS v2.0 sur les six activités, Google Cloud sur les activités 1 à 5. Le stockage doit rester dans l'EEE, ce qui se configure de votre côté. Ces entreprises restent soumises au droit américain, ce que certains acheteurs publics refusent.

Quelle différence entre HDS et SecNumCloud ?

HDS est une certification obligatoire pour héberger des données de santé pour le compte d'un tiers. SecNumCloud est une qualification de l'ANSSI, volontaire et plus exigeante, qui inclut une protection contre le droit extra-européen. Elle n'est pas requise pour héberger des données de santé, mais certains marchés publics la demandent. Notre article sur le HDS en 2026 détaille le sujet.

Un VPS peut-il être HDS ?

Les VPS d'entrée de gamme ne figurent pas dans les périmètres HDS publiés par OVHcloud et Scaleway. L'équivalent le plus proche est une petite instance de cloud public, à environ 37 € HT par mois chez OVHcloud pour 2 vCPU et 8 Go, à laquelle s'ajoute le support obligatoire.

Où trouver la liste des hébergeurs certifiés HDS ?

Sur le site de l'Agence du numérique en santé, à la page « Liste des hébergeurs certifiés ». Elle indique pour chaque entité les activités couvertes, la version du référentiel et l'organisme certificateur. Au 9 octobre 2026, elle compte 416 hébergeurs.


Ce que nous faisons chez Bob le développeur

On a déployé des applications e-santé sur OVHcloud et AWS dans le cadre de projets pour l'AP-HP et d'autres clients santé. On aide nos clients à choisir l'hébergeur adapté à leur projet, à configurer l'infrastructure pour être conforme HDS, et à éviter les pièges (régions par défaut, chiffrement, traçabilité des accès).

Si vous hésitez entre plusieurs options ou si vous avez besoin d'aide pour monter votre infrastructure HDS, on peut en discuter.

Une précision qui évite un malentendu fréquent : choisir un hébergeur certifié ne vous rend pas conforme pour autant. Le certificat de l'hébergeur couvre certaines des six activités du référentiel, les autres restent à votre charge, tout comme le développement de l'application elle-même. C'est ce périmètre qu'on traite dans notre accompagnement à la mise en conformité HDS : audit de l'existant, répartition des responsabilités avec l'hébergeur, développement conforme et déploiement.


Sources

Périmètres et prix relevés le 9 octobre 2026.

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