Bob le développeur
De la qualification réglementaire à la mise en production
Vous êtes fondateur d'une healthtech, souvent médecin vous-même, et votre produit embarque un modèle. Nous traduisons l'AI Act, le MDR et les attentes de la CNIL en décisions d'architecture : gouvernance du dataset, hébergement HDS, supervision humaine dans l'interface, seuils de performance mesurés en production. Background e-santé sous normes HDS depuis 2017, développements pour l'AP-HP.

La littérature disponible sur l’IA en santé s’arrête à « il faut un système qualité enrichi des exigences de l’AI Act ». Personne ne dit ce que ça veut dire dans un dépôt Git, un pipeline de données et un plan de tests. C’est exactement là que nous travaillons : les articles 8 à 15 du règlement se lisent comme un backlog, et les décisions qu’ils imposent se prennent au début du projet, pas au moment de l’évaluation.
Échéance AI Act des dispositifs médicaux
Les exigences IA intégrées à l’évaluation MDR
Modèles et données chez un certifié
Les quatre chantiers qui décident de la conformité d’un produit d’IA en santé, et qu’aucun document juridique ne couvre.
Votre logiciel est-il un dispositif médical, dans quelle classe, et votre module d’IA est-il un composant de sécurité au sens des nouveaux paragraphes de l’article 6 ? Isoler le module change la surface d’évaluation : c’est une décision d’architecture, à prendre tôt.
Versionner les datasets comme du code, tracer la provenance de chaque source, documenter les critères d’inclusion, rejouer un entraînement à l’identique. Un modèle dont on ne sait pas reconstituer le jeu d’entraînement n’est pas documentable.
Le contrôle humain de l’article 14 se conçoit dans l’écran, pas dans un avertissement en pied de page : niveau de confiance affiché, éléments qui ont conduit à la sortie, rejet aussi simple que l’acceptation, décision finale tracée.
Le MDR est conçu pour un produit figé, un modèle vit. Gestion des versions de modèle et de dataset, seuils de performance déclarés et mesurés en production, détection de dérive, plan de changements anticipé.
Le règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026, entré en vigueur le 27 juillet, a réécrit les dates avant même que le cœur de l’AI Act ne s’applique. Le report n’est pas un répit : les exigences sur les données et les traces portent sur ce que vous produisez aujourd’hui.
Article 111, paragraphe 4 : les systèmes générant des contenus audio, image, vidéo ou texte mis sur le marché avant le 2 août 2026 doivent se conformer à l’article 50, paragraphe 2. C’est l’échéance la plus proche, et elle concerne beaucoup de produits déjà lancés.
Les cas d’usage listés à l’annexe III de l’AI Act. Concerne un logiciel de santé par une fonction périphérique plutôt que par sa fonction clinique.
Les organismes déjà notifiés au titre du MDR ou de l’IVDR doivent introduire leur demande de désignation à cette date au plus tard. À vérifier avec le vôtre maintenant : changer d’organisme en pleine évaluation n’est pas un détail de planning.
L’échéance des dispositifs médicaux à base d’IA, repoussée du 2 août 2027 par le règlement (UE) 2026/1744. Les exigences des articles 8 à 15 entrent dans la procédure d’évaluation MDR.
Article 111, paragraphe 2 : délai spécifique pour les fournisseurs et déployeurs de systèmes à haut risque destinés à des autorités publiques. Si votre client est un CHU, cette date vous concerne.
Cinq étapes dans cet ordre. L’erreur la plus coûteuse que nous voyons est de construire douze mois puis de découvrir la qualification.
Destination revendiquée, classe MDR, statut du module d’IA. Cette étape décide de tout le reste et se fait en quelques jours, pas en quelques mois.
Provenance, base légale, versionnement, reproductibilité des entraînements. C’est le chantier le plus long et le seul qui ne se rattrape pas après coup.
Protocole d’évaluation défini avant l’entraînement, population de validation documentée, seuils de performance qui deviendront ceux de la notice.
Journalisation des événements, supervision humaine dans l’interface, mesure des performances en production, détection de dérive et alertes.
Hébergement chez un certifié HDS, plan de changements du modèle, mise à jour de la documentation à chaque version, surveillance après mise sur le marché.
Une agence spécialisée e-santé qui code, et qui lit les règlements dans le texte.
Les avocats et les consultants qualité tiennent le sujet réglementaire, et le tiendront. Notre valeur est ailleurs : ce que l’article 10 change dans votre pipeline de données, ce que l’article 14 change dans votre écran.
Fondateurs issus de la e-santé et de la télémédecine sous normes HDS, développements pour l’AP-HP, et une trentaine de contenus de référence sur le HDS, le RGPD santé, FHIR et le MDR.
Un actif que vous possédez, dont vous maîtrisez le modèle, les données et l’hébergement, plutôt qu’une dépendance à une API dont vous ne contrôlez ni la localisation ni la politique de conservation.
Nos clients fondateurs sont souvent praticiens. Nous savons cadrer avec quelqu’un qui connaît sa spécialité mieux que nous et qui a besoin d’un partenaire technique, pas d’un cours sur son métier.
Un produit d’IA en santé cumule quatre cadres qui se recoupent. Traités dès la conception, ils coûtent du temps de cadrage. Traités après, ils coûtent une réécriture.
Modèles et données chez un hébergeur certifié, périmètre lu activité par activité.
Base légale de l’entraînement, minimisation, droits des patients, registre.
Qualification, exigences des articles 8 à 15 intégrées à l’évaluation MDR.
Provenance, versionnement, reproductibilité, détection et correction des biais.
Chiffrement, traçabilité des accès, journalisation, robustesse du modèle.
Nos ressources sur l’IA en santé et le cadre réglementaire qui l’entoure.
Les dates issues du règlement omnibus, qui est à haut risque, ce qui est déjà applicable, et les exigences des articles 8 à 15 traduites en backlog.
L’arbre de décision en 5 questions, avec la base juridique de chaque étape et ce que la réponse change pour votre produit.
La classification règle 11, le marquage CE, la documentation technique et les organismes notifiés. Le socle sur lequel l’AI Act vient se greffer.
L’architecture type que nous déployons : hébergement HDS, CI/CD compatible, observabilité avec scrubbing des données de santé.
Bases légales, minimisation, droits des personnes et sous-traitance. La couche qui se superpose à la gouvernance des données d’entraînement.
OVHcloud, AWS, Scaleway, Azure : périmètres, activités certifiées et prix. Pour choisir où vivront vos données et vos modèles.
Un échange pour qualifier votre produit, situer votre échéance réglementaire et cadrer ce que ça implique techniquement.
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